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    Nouvelle longue: Trop tard

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    Message  POp_SmyLeusE le Sam 12 Déc - 15:08

    Je poste cette nouvelle ici ^^. Je la classerai en suspens ou sentiment... Voilà... Avis ?


    Trop tard



    Il était devant sa maison. Une nuit nuageuse était tombée. Aucune maison n’était illuminée. Sauf une lumière qui s’échappait d’une fenêtre. Celle de sa chambre. Il avait du la laisser allumée ; ou bien elle était enfin rentrée. De là où il était, il se l’imaginait. Elle serait couchée sur le lit. Un livre serait ouvert devant elle. Ses longs cheveux blonds seraient mouillés. Des gouttelettes la reflétant tomberaient sur les draps. Elle tournerait alors son magnifique visage vers lui, le regarderait de ses yeux verts. De façon neutre d’abord. Puis son regard s’attendrirait. On y verrait toute la flamme de l’amour qu’elle lui portait. Et lui serait alors rempli d’une joie immense. Il irait vers elle pour l’embrasser mais… elle se mettrait à tousser. Brisant alors son rêve… Il revint à la réalité. Il regarda sa maison, son quartier. Il tendit l’oreille. On entendait le bruit lointain des voitures circulant au cœur de New York. La grosse pomme. Celle qu’il avait tant détestée. Désormais, il l’idolâtrait. Et il se souvenait… Elle, elle aimait tant tous ces grands immeubles gris. Elle adorait quand ils partaient s’y promener. Tous les deux. Seuls. Avec tous les hommes qui se retournaient. Pour elle. Pour regarder son visage enjôleurs, ses formes généreuses et sa démarche gracieuse. Tout en elle évoquait une harmonie parfaite. Mais elle ne les regardait pas. Préférant fermer les yeux, l’embrasser et s’agripper à son bras comme si elle allait tomber… Ce qui arrivait parfois. Elle était tête en l’air. Et, parfois, elle était absente, comme partie dans un autre monde…
    Lui aussi était parti, bien que devant chez lui. Perdu dans les méandres de ses souvenirs… Il secoua la tête pour revenir à la réalité. La mauvaise réalité. Celle qu’il aurait changée pour tout l’or du monde. Il était là, seul, debout et nonchalant, devant sa maison. Celle qu’il avait héritée à la mort d’une cousine éloignée. Sinon, il n’avait rien. A part une voiture. Qu’on lui avait cédée pour trois sous et pour les beaux yeux de la magnifique femme qui l’accompagnait… Il n’avait plus de famille. Mais il avait un toit, un salaire médiocre et une voiture pour les transports… Et il était seul…
    Il vérifia s’il avait tout sur lui. Il était prêt. Il allait enfin pouvoir la venger. Elle n’avait pas mérité tout ça. Il monta dans sa voiture et soupira : il savait qu’il ne perdrait rien. Quoi qu’il fasse, rien n’aura de conséquence. Il démarra. Les phares cassés clignotèrent quelque peu, puis s’éteignirent. Il roulerait à la lumière des éclairages routiers. Ce n’était pas grave. Du moment qu’il arrivait à sa première étape… Il ouvrit toutes ses fenêtres pour lâcher ses cheveux aux vents. Pas les siens. Mais bien les cheveux blonds appartenant à la personne assise à côté de lui. Il les voyait voler. Il sourit intérieurement. Comme si ça ne suffisait pas, il alluma la radio. Une mélodie entraînante et joyeuse s’en échappa. Il entendit alors la voix de la femme au visage de déesse chantonnait le refrain en rythme:
    « You found me
    I am yours forever
    You are my prince as desired
    I’ve gone out you of your castle
    And here we are together for a short eternity
    Like the Life and the Death »

    Elle gigotait dans tous les sens, entrainée par la mélodie. Il l’écoutait et la regardait de temps en temps. Elle lui souriait et continuait de chanter le refrain de leur chanson. C’était elle qui avait décrété cela : « Cette chanson, c’est la nôtre. Elle représente mes sentiments… » Il était heureux. Mais ne comprenait pas pourquoi elle l’aimait. Lui, si pitoyable à côté d’elle. Lui, si incapable… Il freina brusquement et manqua de se cogner contre le pare-brise. Il paniqua et regarda le siège à sa gauche. Il ne fallait pas qu’elle soit blessée… Mais, à côté de lui, il n’y avait rien d’autre que des vieux prospectus… Il était seul dans sa voiture. Une boule dans sa gorge manqua de l’étouffer, remettant ses idées dans l’ordre. Il fallait à tout prix qu’il la venge. Qu’il tue à son tour cet homme horrible. Celui qui avait fait son malheur. Et qui l’avait tuée…
    Un seul mot résonnait désormais dans sa tête. Se répétant inlassablement.
    VENGEANCE.

    Comme pour se convaincre de le faire. Sauf qu’il était totalement sûr de ce qu’il allait faire. Non ! Tout ce qu’il voulait, c’était ne penser qu’à ça. Il n’était pas tueur professionnel. Mais il connaissait le moyen de donner la mort. Et le pire était qu’il savait déjà qui serait sa future victime…
    Il sortit de sa voiture. Une grande horloge au dessus de l’inscription « HOSPITAL » lui signala qu’il était vingt heures. Plus de visite. Mais on le connaissait. Il pourrait rentrer et faire ce qu’il avait à faire…
    Dans le hall, on regarda cet homme emmitouflé dans son manteau, le regard affolé. Mais on se dit tout simplement qu’il devait être inquiet pour un autre patient. Et on cessa de s’intéressait à lui. Tous les regards retombèrent sur les journaux abimés de l’hôpital…
    Un homme en blouse verte, vint vers lui. Ils se serrèrent les mains amicalement, comme des amis de longue date. Un an qu’ils ne s’étaient pas vus… Le docteur l’emmena directement vers son bureau.

    Dans le couloir, elle regardait les convalescents, les cancéreux, les condamnés. Elle allait vers eux. Et elle leur offrait son plus grand sourire. Au départ, ils étaient intrigués par cette belle femme. Puis, ils comprenaient qu’elle n’était que le bien, qu’elle ne les prenait pas en pitié. Elle leur montrait simplement qu’elle comprenait leur souffrance. Et surtout qu’elle les soutenait…
    Ils pénétrèrent dans le bureau du docteur. Le docteur s’assit. Lui aussi. Et il sentit à côté de lui, un corps s’asseoir avec une grasse divine dans la chaise voisine.
    _ Alors, mon cher Monsieur Stew ? Que devenez-vous ?
    « Alors, ma chère Madame Stew ? Comment vous sentez-vous aujourd’hui ?
    _ Je tousse. Je tombe. J’ai des absences. Mais je vis. Je suis heureuse. Et il est avec moi. Donc je me sens bien.»
    _ Je continue ma vie. Seul. Mais je continue de vivre. Sans raison. Si je continue, c’est pour ne pas faire de scandale… Je ne trouve plus de sens. Rien n’est venu à moi, Docteur. J’ai pourtant attendu. Un an… Un an qu’elle me manque à un point… Je continue de chercher. Je continue de travailler… Je n’ai plus de piment pour me booster. Je n’ai pourtant que vingt-six ans. J’ai déjà été marié. Amoureux. Fou amoureux. Mais je crois avoir trouvé. Je sais comment faire pour être heureux à nouveau… Ou du moins pour me sentir mieux…
    _ Ah oui ? Et que comptez vous faire ?
    « Continuer. Jusqu’à la fin. Ou jusqu’au miracle. Qu’importe. Je veux profiter. Je ne veux pas qu’un cancer qui s’est généralisé me gâche ma vie. C’était mon destin. Le temps a été plus rapide. Nous n’avons pas eu le temps de payer cette greffe des poumons. Nous nous sommes juste affolés trop tard. Aujourd’hui, il est partout et me détruit un peu plus chaque jour, chaque minute et chaque seconde. Je suis prête à souffrir. Mais pas à être malheureuse… »
    _ Je ne peux pas tout vous dire. Mais par solidarité avec tous les malades, je voudrais faire don de mes organes à la médecine, à ma mort…
    _ Je comprends. Si vous voulez bien remplir ces papiers…
    Il acquiesça. Et la regarda, à côté de lui. Elle souriait. Mais elle pleurait... Une larme coulait sur sa joue. Elle ne voulait pas que son cancer la détruise…
    « Docteur, pourrais-je savoir… Jusqu’à quand vais-je pouvoir survivre ?
    _ Vous êtes sur de vouloir savoir ?
    _ Oui.
    _ Je… Je pense que… Que dans quatre mois, en mars au plus tard, tout devrait cesser … Je pourrais prolonger plus votre vie, avec de meilleurs médicaments, chère Madame. Mais…
    _ Nous n’en avons pas les moyens, Docteur. Ne vous en faites pas. C’est juste la vie… »
    Il soupira. Il allait enfin la venger. Il ne devait pas flancher. Pour elle. Juste pour elle.
    _ Docteur… Pourrais-je vous demander un service ?
    _ Oui, bien sur.
    _ Pourrait-on allait ensemble dans l’ancienne chambre de ma femme ?
    _ Oui… Allons-y, si vous avez tout signé.
    Il se releva, regarda le siège et hésita. Elle ne se lèverait pas toute seule. Il n’en aurait pas pour longtemps. Il serait vite de retour. Il n’avait pas à s’inquiéter…
    Ils se rendirent à la chambre 45, du quatrième étage. Celui où les malades du cancer en étaient au stade final. Ils rentrèrent dans la chambre blanche. Et elle était étendue là. Sur le lit. Livide. Blanche. Inerte. Morte. Des larmes lui montèrent aux yeux. On était le 5 janvier. Pile un an. Et elle était déjà morte, là. Sur ce lit. Deux mois trop tôt. Il venait juste de trouver l’argent nécessaire. Celui qui l’empêcherait de souffrir. Celui qui prolongerait un peu plus sa vie. Mais non. Le temps s’était acharné contre eux. Et elle était morte. Selon lui, par la faute de ce médecin, qui s’était trompé de deux mois sur la mort d’une femme exceptionnelle. Deux mois. Deux mois auraient pu tout changer. Il aurait déjà pu réunir un peu d’argent pour la faire vivre jusqu’en mars. Il venait juste de trouver une solution à tout…
    Il sortit d’une poche de sa veste, un silencieux. Le médecin le regarda affolé. Trop tard. Il tira.
    VENGEANCE.
    Mais tout cela, c’était sa faute à lui. Lui qui avait été incapable de lui payer une visite médicale digne de ce nom. Lui qui avait été incapable de lui offrir de nouveaux poumons… Et encore lui qui n’avait pas été digne d’elle. A quel moment avait-il été assez compréhensif ? Il aurait pu faire plus de chose pour elle. Il aurait pu faire en sorte qu’elle soit plus heureuse, jusqu’à la fin… Elle qui s’était battue jusqu’au bout. Il pleura encore un peu, la regarda étendue sur le lit. Morte. Mais magnifique. Heureuse aussi. On le voyait à son visage…
    Vengeance. Vengeance…
    Il s’était enfin vengé. De lui. Il plaidait coupable…

    Le médecin se jeta sur l’homme étendu à terre. Il fallait qu’il le réanime. L’hémorragie et la blessure étaient désormais trop importantes. Et trop de cœurs s’étaient déjà arrêtés…
    Sauf qu’encore une fois… C’était trop tard…
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    Message  Damien Corbet le Sam 12 Déc - 15:44

    Je trouve l'idée sympa, enfin, je veux dire qu'il y a beaucoup de clichés mais certaines retouches sont telles qu'on les oublieraient parfois.

    Tu as une écriture sympathique pour ton âge, ce n'est pas donné à tout le monde. Après il y a des erreurs de rythmique, mais vu que la narration est un peu typique du roman ça passe. Les images, on voit bien que tu as l'envie de les traiter et justement, ça se ressent, donc c'est pas mauvais, c'est bien même pour ton âge.

    Après, je pense que si tu es capable de faire ça, tu peux faire mieux, je veux dire sur la formulation des phrases, les allonger sans tomber dans la lourdeur et éviter les répétitions d'images. L'idée d'insérer de l'anglais c'est pas mal, ça rend bien. Enfin bon, le problème qui m'a sauté aux yeux c'est surtout qu'on retrouve l'influence narrative des livres d'aujourd'hui, même si tu as pu mettre un peu du tiens.

    Enfin bon, c'est sympa mais j'ai hâte de voir ce que tu peux faire plus tard Smile
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    Message  angelheart le Sam 12 Déc - 22:50

    C'est un bon début d'écriture, mais travaille la légéreté, laisse au lecteur son propre jeu d'imagination.
    Quelque soit le sujet celà fera la différence.
    Il y a de très bonnes choses dans ton texte, canalise tes idées et construit ton histoire comme un film, je trouve que tu es très visuel, c'est un atout dans l'écriture!
    Angel
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    Message  Subjectif le Dim 13 Déc - 16:28

    Alors avant tout, je tiens à dire que mes avis sont toujours personnel, malgré le faite que j'essaye de généralisé mon avis, il y aura quand même continuellement beaucoup de mon opinion propre, donc subjective Smile. Dans ta nouvelle il y a des bons points et des moins bons. La cadence du début est un peu trop surcoupé de point "final", sa alourdit le texte inutilement. Certains éléments de ton texte font quelque peu cliché, comme la femme magnifique, les hommes qui se retourne... La chanson en anglais rend bien, cependant la manière dont elle est introduite dans le texte aurait pu être un peu plus neutre, et donc nous portait plus d'importance sur les paroles. Pour ma part je me suis plus intéressé à savoir qui chanté la chanson. Après je ne pense pas qu'il y ai un âge pour écrire avec un certain niveau ou non. Après tout il ce peut que tu écrit depuis déjà bien longtemps, outre ton jeune age. Mais je dois reconnaître que je suis enchantée - peut être ne devrais-je pas l’être d’ailleur - de voir du sombre dans un écrit d'une demoiselle de 13 ans Smile.


    Bonne continuation, je pense que tu peut faire bien mieux et je suis impatiente de voir une autre de tes nouvelles.

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